

REVENIR
2024- 2025
Revenir est une série de 34 autoportraits réalisés entre 2024 et 2025 au cours d’une dépression sévère. Je me suis photographiée de manière protocolaire et régulière lors de crises, dans ma chambre, sur mon lit, en respectant une unité de lumière et distance. Mon trépied et appareil photographique restaient installés dans ma chambre, prêt à être utilisés et l’acte photographique devenait un rituel. Les images répondent à un protocole répété dans le temps : le geste photographique, d’abord instinctif, s’est progressivement structuré pour devenir rituel et protocole, conditionnés par mes capacités physiques et mentales à déclencher l’appareil. Face à une période de contrainte, j’y oppose une règle à suivre qui m’appartient.
La répétition, centrale dans ma pratique artistique, se déploie dans différents aspects de Revenir et matérialise la cyclicité de la dépression, son retour constant, son épuisement.
Cette répétition du même cadre transforme aussi progressivement l’autoportrait en espace d’observation du temps, de mon corps et de ses limites, et permet au projet d’interroger autant l’intime que les conditions mêmes de production d’une image. Chaque photographie marque un moment où le geste a été possible. Refusant une chronologie des images, je ne vise pas à produire une archive narrative mais à rendre visibles des variations de présence au monde.

























Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025

Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025

Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025

Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025

REVENIR
2024- 2025
Revenir est une série de 34 autoportraits réalisés entre 2024 et 2025 au cours d’une dépression sévère. Je me suis photographiée de manière protocolaire et régulière lors de crises, dans ma chambre, sur mon lit, en respectant une unité de lumière et distance. Mon trépied et appareil photographique restaient installés dans ma chambre, prêt à être utilisés et l’acte photographique devenait un rituel. Les images répondent à un protocole répété dans le temps : le geste photographique, d’abord instinctif, s’est progressivement structuré pour devenir rituel et protocole, conditionnés par mes capacités physiques et mentales à déclencher l’appareil. Face à une période de contrainte, j’y oppose une règle à suivre qui m’appartient.
La répétition, centrale dans ma pratique artistique, se déploie dans différents aspects de Revenir et matérialise la cyclicité de la dépression, son retour constant, son épuisement.
Cette répétition du même cadre transforme aussi progressivement l’autoportrait en espace d’observation du temps, de mon corps et de ses limites, et permet au projet d’interroger autant l’intime que les conditions mêmes de production d’une image. Chaque photographie marque un moment où le geste a été possible. Refusant une chronologie des images, je ne vise pas à produire une archive narrative mais à rendre visibles des variations de présence au monde.























Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025

Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025

Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025

Revenir, 20 impressions sur tissu 2x3m, Festival Internazionale di Fotografia, commissariat Erik Kessels, Vérone, IT, 2025